Affichage des articles dont le libellé est Littérature contemporaine francophone. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature contemporaine francophone. Afficher tous les articles

mardi 30 avril 2013

Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guénassia

Ed. Le livre de poche - 729p.
Mon résumé : Franck nous entraîne dans son quotidien de jeune adolescent des années 60, dans un contexte social qui cherche à se libérer, dans un contexte politique difficile de Guerre d'Algérie.
Franck tente de comprendre le monde qui l'entoure, ainsi que ses propres sentiments qu'il ne maîtrise pas encore vraiment. Comment gérer les relations avec son frère, avec ses parents, avec les filles ? Comment apprendre à devenir adulte ?
En parallèle de cette France en mutation dans laquelle il vit, Franck va faire la connaissance d'une bande de réfugiés venus de l'Est qui ont créé un club de poker dans le bar du coin, où il se réfugiera régulièrement, où il y trouvera du réconfort, et souvent une oreille attentive. Nous découvrirons donc le passé d'Igor, de Pavel, de Leonid, et le mystérieux Sacha, chacun avec son histoire et son destin bien particuliers.

Mon avis : J.M. Guénassia, par la voix de Franck, nous fait pénétrer directement dans ce quotidien des années 60. N'ayant pas connu moi-même cette époque, j'ai pris un énorme plaisir à le découvrir de l'intérieur. Je n'ai pu faire aucune comparaison avec la réalité, ce qui m'a permis de m'identifier totalement aux personnages et à l'ambiance de cette époque.

Chaque personnage apporte quelque chose de plus dans l'histoire, chacun avec son passé et son caractère bien particulier. Aucun personnage n'est détestable tant le réalisme prend le dessus.
C'est un roman, ça aurait pu être un livre d'histoire. Tous les faits sont décrits et relatés avec précision et sans larmoiement excessif.
J'ai lu ce livre d'une traite, sans ressentir aucun sentiment d'ennui, ni aucune longueur.

Mon seul regret est de ne pas savoir ce que sont devenus les personnages de ce conte.

Ma note : 5/5


dimanche 22 avril 2012

Alabama Song, Gilles Leroy (Goncourt 2007)

Ed. Mercure de France - 189p.
ISBN 271522645
Mon résumé : Ce roman-biographie de Gilles Leroy nous retrace la vie (les vies, devrais-je dire) de Zelda Sayre et de Francis Scott Fitzgerald.
Zelda est fille et petite-fille de notables de l'Alabama, et malgré son contexte d'éducation et l'époque encore très conservatrice, cherche à se rebeller et se laisse séduire par les jeunes soldats américains à la veille de la Seconde Guerre Mondiale et par une certaine idée de débauche.
Elle rencontre alors F.S. Fitzgerald, qui au-delà de vouloir la séduire, n'a qu'une idée en tête : devenir écrivain. Et c'est à ce prix qu'il l'épousera... S'en suit leur vie commune, et notamment du point de vue de Zelda.

Mon avis : J'ai acquis et donc ouvert ce livre par pur hasard. Une fois n'est pas coutume, ce qui me l'a rendu attractif n'étant autre que l'étiquette de Goncourt 2007.
Je l'ai donc ouvert sans grand a priori. Il est clair que la notion de Prix Goncourt est loin d'être gage de coup de coeur donc je ne m'attendais pas nécessairement à être embarquée. Et le fait est que... je ne l'ai pas été... ! 
Mais pas de raccourci hâtif : ce livre n'est pas mauvais, loin s'en faut. Le livre semble être bien documenté et mêle habilement la biographie au roman. J'ai suivi avec intérêt la vie et les déboires de Zelda Fitzgerald, le personnage de F.S. Fitzgerald m'a été rendu assez antipathique (l'était-il rééllement ou est-ce le fruit de l'écriture de Gilles Leroy ?). La chronologie semble être également bien respectée.
Cependant, ce livre ne m'a pas donné envie de connaître plus amplement l'oeuvre de Fitzgerald, j'ai trouvé qu'il manquait de profondeur dans l'analyse des caractères des personnages et donc n'en a résulté que peu d'attachement pour eux... 


En bref, pas une mauvaise lecture, se lit assez rapidement (et heureusement), mais sans grand intérêt... Si vous passez votre chemin, vous ne louperez pas grand chose ! 


Ma note : 2/5

mardi 10 avril 2012

Bonne chance au Canada, Alain Bourrut-Lacouture

Ed. Publibook - 218p.
ISBN 274837403
Mon résumé : Alain Bourrut-Lacouture nous livre le journal de son exil au Canada, qui a eu lieu dans les années 50. L'auteur était alors un jeune homme qui avait soif de voyages, de découvertes et que rien ne retenait sur sa terre natale, en France.
Afin de pouvoir poursuivre son périple, il devait subvenir à ses besoins et donc gagner un tant soit peu sa vie : il va donc de job en job, d'expérience en expérience et de rencontre en rencontre...

Mon avis : Le jeune âge de l'auteur explique très certainement le style très enlevé, enthousiaste, voire fougueux qui transparaît à travers ses pages de journal. En fait de journal, il s'agit d'ailleurs en grande partie de lettres que l'auteur a écrit à ses proches afin de les informer de ses « aventures ».
Cette fougue est donc contrebalancée par un témoignage fort respectueux envers ses parents.
Les anecdotes sont courtes et bien relatées. On le suit de ville en ville au gré de ses rencontres et de ses choix d'expérience. Le tout en fait un roman qui se lit vite, agréable.

Cependant, le livre ne m'a pas fait voyager comme j'aurais pu l'espérer. Certes, on apprend beaucoup sur ce qu'était le Québec à cette époque, contexte particulier du sortir de la Guerre.
Mais, aucune des descriptions de Bourrut-Lacouture ne m'a fait rêver, ni transportée.
J'y ai ressenti plutôt comme une sorte d'intrusion dans son intimité sans grand intérêt.

Ce livre trouvera peut-être un écho plus retentissant auprès de personnes qui se reconnaîtront dans cette situation (qui ont eu, ont ou auront en commun cette expatriation Outre-Atlantique).

Ma note : 2,75/5

Merci à Les agents Littéraires et aux Editions Publibook pour ce partenariat.


jeudi 22 mars 2012

La délicatesse, David Foenkinos


Ed. Folio - 209p.
ISBN : 2070440257
Mon résumé : Nathalie et François vont se rencontrer dans la rue. Une rencontre faite de hasard, de culot et d'instinct. Une rencontre qui va aboutir à un mariage, à un quotidien heureux et amoureux mais dont le destin va tout bouleverser. Alors, Nathalie va tenter petit à petit de se reconstruire, de trouver ses marques, d'autres marques, d'autres rencontres, différentes mais toujours guidées par son coeur et son instinct. 

Mon avis : J'ai acheté ce livre, par hasard, accrochée par la couverture et par son encart "le roman aux neuf prix littéraires"... De retour à la maison, j'ai consulté un peu les critiques sur le web, et toutes n'étaient pas si positives que ça... tant pis ! Et puis j'ai vu l'auteur dans l'émission "La grande librairie" de François Busnel et j'ai été charmée par le personnage, par sa façon de parler, sa façon d'être. 
Alors j'ai ouvert le livre, pleine de suspicion : sur quoi allais-je tomber ? 
-> Sur un pur moment de bonheur ! Le titre du roman ne saurait mieux le résumer, de la délicatesse de bout en bout, mais pas de misérabilisme, ou de compassion mal placée, juste une bouffée de délicatesse énorme. On suit étape après étape les phases de reconstruction de Nathalie, la façade qu'elle s'impose pour ne pas sombrer, son rejet de la dépression, les rencontres qu'elle refuse et celles pour lesquelles elle se laisse aller, l'envie de reprendre goût à la vie étant le plus fort. 
L'écriture est simple, directe, très réaliste, pleine de douceur et même poétique. Un vrai petit bijou, que je relirai avec plaisir.


Ma note : 5/5 

10/52

jeudi 2 février 2012

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu

Ed. J'ai lu - 150p.
ISBN 2290350389
Mon résumé : Ce livre commence comme un récit, une sorte de biographie. Le narrateur a perdu sa mère suite à une maladie à l'âge de 30 ans et nous relate le gouffre dans lequel cet événement le plonge, comment combler le vide, comment faire face aux ombres qui envahissent les lieux, comment faire semblant ? 
Puis, doucement, on retrouve la "douce folie" de Mathias Malzieu : un géant vient lui proposer une ombre protectrice qui viendra contrer ces méchantes ombres qui ont envahi son quotidien. Ce géant vient régulièrement lui rendre visite afin de lui apprendre à continuer, à faire face et à apprendre à vivre avec cette tristesse infinie dans la tête et dans le coeur. 

Mon avis : Les premiers chapitres de ce court récit sont tout simplement plombants ! La situation est noire tout comme la couverture d'ailleurs. Je me suis sentie très mal à l'aise, oppressée par ces premiers chapitres. 
Fort heureusement, le géant intervient assez vite et apporte une petite dose de bonne humeur, de tendresse voire d'humour à toutes ces mauvaises ondes. Certaines situations sont comiques dans la tristesse, d'autres même loufoques mais jamais Malzieu ne se départit de sa symbolique ''douce folie" que j'avais tant apprécié dans La mécanique du coeur.
Au final, un beau roman, certes très dur, mais très bien écrit et dont on ressort grandi...

Ma note : 4/5 

3/52

mardi 24 janvier 2012

Le soleil des enfants perdus, Guy Marchand


Ed. Ginkgo - 140p.
ISBN : 2846790922
Mon résumé : Romain, jeune officier engagé dans la guerre d'Algérie, va nous faire voyager de l'Algérie à la France, de Marseille à Paris, mais surtout à travers la littérature, les mots, ses rêves inaboutis et un flegme détestable...

Mon avis : Je ne m'attarde pas sur le résumé, simplement parce qu'il n'y a pas d'histoire !! J'ai eu la sensation tout au long de ce roman que Guy Marchand avait l'envie de nous faire une démonstration de jolis mots. Alors, oui, ça sonne poétique mais sans queue ni tête. Ce n'est ni drôle, ni émouvant, ni romantique, ni douloureux... juste des mots posés les uns à côté des autres. Le narrateur n'a aucun charisme. Il se lie à un moment à une jeune étudiante (lui est alors soixantenaire) parce que c'est facile. Elle l'admire parce qu'il joue le rôle d'un pseudo écrivain et lui se dit que c'est peut-être là matière à un roman... Rien n'en ressort, ni de ça, ni d'autre chose.
C'est le premier roman que je lis de Guy Marchand (probablement le seul d'ailleurs) : peut-être cet auteur a-t-il une jolie plume mais encore faut-il trouver du sens et ne pas écrire pour écrire.
Je reste assez persuadée que ce livre a été édité parce que l'auteur est Guy Marchand... C'est triste !
Le seul bémol positif à ma critique : le passage où Romain rêve d'un voyage aérien avec ces auteurs notoires : Romain Gary, Hemingway, Sartre, etc... C'est drôle, enlevé, féérique même... Mais ça ne dure que quelques pages... Peut-être aurait-il dû creuser de ce côté ?

Quant au choix du titre, j'avoue ne pas l'avoir compris. Rien dans ce livre ne m'a permis de justifier ce titre...

Ma note : 1,75/5 

Merci à Les agents Littéraires et aux Editions Ginkgo pour ce partenariat.




mardi 3 janvier 2012

L'arrache coeur, Boris Vian


Le livre de poche - 256p.
ISBN : 068655681X
Mon résumé : Jacquemort, psychiatre de son état, arrive dans un village reculé afin d'y étudier la population. Une population pour le moins étrange où les habitants se débarrassent de leur honte de façon... radicale où l'excessivité des réactions ne semblent pas choquer... Une satire de notre monde tourné en ridicule ? 

Mon avis : On retrouve dans ce roman toute l'excentricité, la verve de la plume de Boris Vian. La description de ce village, de ses habitants et de leurs coutumes, au-delà d'être drôle, nous décrit par la même occasion notre monde, nos coutumes... Nous ! 
Bien entendu, tout est poussé à l'extrême comme sait si bien le faire Boris Vian mais avec un tel réalisme que l'on s'y croirait. Son humour n'est jamais lourd, parfois grinçant mais toujours mesuré.


Une belle plume, qu'il faut aimer mais qui mérite d'être découverte au moins une fois.
Cependant, je conseillerais davantage en première lecture l'Ecume des jours, dont j'ai préféré le côté poétique.


Ma note : 4/5 

dimanche 1 janvier 2012

Eldorado, Laurent Gaudé


Actes Sud - 237p.
ISBN : 2742769323 
Mon résumé : Le commandant Salvatore Piracci travaille pour les douanes italiennes à la surveillance de l'immigration clandestine en mer. Sa mission l'a obligé à de nombreuses reprises à devoir sauver des embarcations pleines de ces immigrés pour les envoyer, par la suite, dans des camps.
Seulement voilà, le commandant Piracci a vieilli et ne parvient plus à accomplir sa tâche comme avant. Ses réflexions l'amènent à choisir un autre chemin... pour le moins surprenant !

Mon avis : Laurent Gaudé traite dans ce roman d'un thème particulièrement difficile. Evidemment, tout le monde connaît le côté politique, les choix gouvernementaux liés à l'immigration... Evidemment, on conçoit qu'il faut des règles... Mais ici, seul le côté humain rentre en compte. Nous ne rencontrons pas des immigrés clandestins mais des hommes, des femmes, des enfants. Nous sommes les témoins d'une très grande souffrance mêlée à un immense espoir de vie meilleure de toutes ces personnes embarquées dans des cargos, pour la plupart victimes de leurs rêves...


Le commandant Piracci qui, jusqu'alors, exécutait sa tâche tel un bon soldat, se prend à réfléchir aux conséquences, à la souffrance, aux rêves brisés.


Laurent Gaudé nous mène dans les dédales de cette prise de conscience grâce à une poésie extraordinaire.
Chaque terme employé a été choisi avec soin, est là à sa place. On est tout autant transportés par l'histoire que par le style admirable de l'auteur. Ces deux éléments sont parfaitement complémentaires et permettent au lecteur de ne pas voir les pages défiler.


Un livre où on apprend des choses, où on voit les choses autrement, où on s'émeut parce que l'on sait que tout ce qui est dit est vrai, à Lampedusa comme ailleurs...
Un livre à lire pour l'histoire... et à relire pour le plaisir des mots !


Un beau coup de coeur ! 


Ma note : 5/5 

vendredi 23 décembre 2011

Des vents contraires, Olivier Adam


Points - 282p.
ISBN : 2757816454
Mon résumé : Paul essaie jour après jour de s'inventer une vie malgré l'absence de Sarah, sa femme, qui a disparu en laissant derrière une vie tranquille et heureuse, et deux jeunes enfants.
Il décide alors, pour tenter de se ressourcer, de partir pour St Malo, la ville de son enfance et de recréer un nouveau quotidien pour lui et ses enfants.

Mon avis : Ce livre respire le pessimisme, autant celui de Paul, le mari abandonné que celui de l'auteur.
Les enfants viennent insuffler une bouffée d'oxygène à ce roman malgré leurs peurs, leurs questions sans réponses, leur chagrin. Oxygène également délivré par la description des paysages de cette côte bretonne que j'aime tant. 
Je n'ai pas particulièrement apprécié le style de l'auteur qui manque, selon moi, de poésie. Style qui rend l'histoire fade, insipide et qui la dessert complètement.
Le dénouement s'avère vite prévisible, d'autant lorsqu'on connaît déjà l'univers d'Olivier Adam.
Une déception pour moi.

Ma note : 2,75/5

lundi 8 août 2011

Belle du Seigneur, Albert Cohen


Mon résumé : Ariane Deume mène une vie plutôt tranquille, emmurée entre son mari qu'elle n'aime pas mais qui est aux petits soins pour elle, une belle-mère quelque peu acariâtre, et un beau-père soumis mais affectueux.
Adrien Deume est fonctionnaire à la Société des Nations située à Genève et n'a qu'une ambition : parvenir à côtoyer les "huiles" de la Haute Société Genevoise, Parisienne... ou d'ailleurs. Alors, quand le Grand Sous-Secrétaire Général, Solal Solal, l'invite à dîner dans ses appartements puis à partir en mission diplomatique en Afrique, il est aux anges... loin de se douter que le beau Solal souhaite uniquement se rapprocher de sa femme, la jeune et belle Ariane.
Celle-ci tombera d'ailleurs assez facilement dans ses filets... et là commence une des plus belles histoires d'Amour que la littérature du XXe siècle ait eu à nous offrir, avec ce que cela peut compter de contradictions !

Mon avis : Attention ! Chef d'Oeuvre !
 Nous sommes face à 1100 pages d'une écriture tour à tour mystérieuse et magique, d'un style des plus aboutis, chaque mot semble avoir été choisi avec soin. La construction du roman n'est pas laissée au hasard, les pages défilent sans que l'on s'en aperçoive.
 Vous me direz : "qu'est-ce qui ressemble le plus à une histoire d'Amour qu'une autre histoire d'Amour ?" Que nenni !! M. Cohen a su maintenir un climat de suspense malgré la banalité du thème et finalement le peu d'action dans le déroulé du roman.
 Nous sommes en effet dans de la littérature romantique, mais traité par un homme, avec toute a rudesse, sa virilité, ses désirs, en bref, sa testostérone, et ça change tout.
 La lecture de ce roman n'est pourtant pas un long fleuve tranquille : on LE déteste, on LA déteste, on s'ennuie, on s'interroge mais quel plaisir de les voir évoluer... ensemble !
 Un classique à ne pas louper !! 

 Ma note : 4,75/5

dimanche 7 août 2011

La fille de Papier, Guillaume Musso


Présentation de l'éditeur : Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible ? Et pourtant…
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

Mon avis : A chaque lecture de Musso, j'ai cette sensation de me retrouver face à une licorne, une bête mi-réelle, mi-magique, pour laquelle on se demande toujours si elle fait partie de la réalité ou de l'imaginaire et dans quelle mesure...
C'est encore une fois le cas pour ce livre où l'héroïne sort tout droit du roman dont elle est l'un des personnages. Elle va venir se confronter à son créateur qui est en proie à une crise existentielle et qui se refuse à écrire le 3e tome de sa trilogie à succès.
 A partir de là vont s'enchaîner une succession d'évènements et de situations tantôt loufoques, tantôt pathétiques, parfois drôles mais qui ont toutes pour but d''amener l'auteur à la fin qu'il a prévu.
 En fait, je suis très partagée après avoir refermé le livre entre le sentiment d'avoir passé un bon moment de lecture et une grande indifférence. Ce n'est pas un mauvais livre, l'histoire est cohérente, les personnages assez attachants, le tout se lit bien mais sans grand style et au final sans grand intérêt.


Ma note
 : 2,5/5

samedi 8 janvier 2011

L'homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle


4e de couverture : Imaginez... Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où... Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas... heureux. Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.


Mon avis : Ce roman qui peut s'apparenter à un conte initiatique nous emmène à travers les dédales de la prise de conscience du narrateur.
Celui-ci va rencontrer, lors d'un voyage à Bali, un vieux guérisseur, un peu mage, qui en lieu et place de la magie va inciter ce touriste français à se poser LES questions, ces questions qu'on ne se pose plus sur sa vie en prétextant un manque de temps mais dont la vraie raison est la peur. Ce qui fait peur, ce sont les réponses, bouleversantes dans ce qu'elles entraînent en conséquences. Comment continuer à vivre la même routine quand on sait que le bonheur pourrait être à portée de main.
L'écriture est belle, non moralisatrice, très accessible, ce qui implique qu'il est très facile de s'identifier à ce personnage et de finalement se poser ces mêmes questions.
A vous de trouver les réponses ! 


Un vrai beau moment de lecture, empreint de sagesse, de spiritualité dont on ressort grandi.


Ma note : 4/5

jeudi 6 janvier 2011

Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris


4e de couverture : "Depuis tout petit, je veux tuer le ciel". Ainsi commence l'histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l'usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Elle s'occupe peu de son fils qui n'apprend rien à l'école et joue seul pour la plupart du temps. Les rares dialogues échangés passent par la télévision, source d'inspiration de Courgette qui ne connaît la vie qu'à travers le petit écran. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur" et Courgette est envoyé dans une maison d'accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d'accueil est loin d'être "une prison". L'apprentissage d'une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possibles.


Mon avis : De la légéreté, de la tendresse, de l'humour, de la tristesse : un très beau moment.


Ce roman est raconté avec la voix et les mots de Icare, dit Courgette, jeune orphelin de 9 ans qui est placé en maison d'accueil avec d'autres enfants de son âge. Il lui faut composer avec sa propre histoire mais aussi avec l'histoire de ses camarades, leurs peurs, leurs réactions etc.... tout cela pour recréer, et notamment grâce aux "zeducs" une certaine unité qui peut rappeler la famille.


Bien sûr, tout cela est convenu, ça se termine bien, on se prend d'affection comme il se doit pour chacun de ces mêmes, mais qu'importe ? C'est beau et ça fait du bien !

Ma note : 4.5/5