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dimanche 18 mars 2012

Haute fidélité, Nick Hornby


Ed. 10/18 - 256p.
ISBN : 2264027134
Mon résumé : Rob, la trentaine, disquaire à Londres, est le type même de l'adolescent qui n'est pas parvenu à intégrer l'âge adulte. Cela est manifeste tant dans sa vie professionnelle (il végète dans son magasin de disques où les clients se font rares), que dans ses relations de couple qu'il ne veut pas voir évoluer. On suit alors son quotidien, ses rapports avec ses collègues, sa relation avec Laura, sa petite amie, qui, elle est bien passée dans l'âge adulte et avec ses parents. 

Mon avis : L'écriture est assez surprenante à prime abord, et même assez drôle. On a l'impression de rentrer dans la tête du personnage et de suivre ses états d'âme depuis son adolescence jusqu'à son quotidien de disquaire. Assez rapidement, j'ai crû avoir affaire avec une sorte de chick-lit masculin (dit-on cock-lit ?), ce qui ne me gênait pas puisque j'aime assez une bonne chick-lit de temps en temps... sauf que... très vite je me suis ennuyée. Rob est sans cesse dans la plainte, voire dans la complainte. En effet, il est resté ado et ne sait absolument pas se prendre en charge, ce qui devient très vite lassant, et inintéressant. Il ne cherche pas à faire évoluer sa vie alors qu'il en rêve en entretient des relations immatures avec tous ses contacts. Au final, je n'ai pas trouvé un grand intérêt à ce roman qui pourtant offrait des débuts prometteurs.

Ma note : 2,25/5 

mardi 20 septembre 2011

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

ISBN : 2253126306

Mon résumé : Elizabeth Gilbert nous livre son premier roman, autobiographique : Elizabeth 'Liz' Gilbert nous relate ses déboires amoureux, la recherche de son moi profond, de son équilibre. Cette quête va passer par une année sabbatique qu'elle va partager entre l'Italie, l'Inde et Bali. Au-delà de simples voyages touristiques, ces périples seront surtout l'occasion de se découvrir face à elle-même, apprendre le plaisir en Italie, qui passera notamment par la nourriture ; apprendre la méditation dans un ashram* en Inde, avec des heures passées à ne se concentrer que sur elle-même et aller à la recherche de son Dieu ; et une recherche de sérénité à Bali où elle va tenter de se réconcilier avec elle-même et trouver son équilibre corporel, sentimental, méditatif etc... Je parle bien de SON Dieu car, dès le début du roman, Elizabeth Gilbert précise que, bien qu'issue d'une famille traditionnellement catholique, la foi n'a jamais fait partie de sa vie et que sa quête est profondément intérieure et non religieuse au sens classique du terme. On verra d'ailleurs qu'elle pratique essentiellement la méditation chez elle et que les rituels ne favorisent pas nécessairement l'état de transcendance tant attendu.


Mon avis : Ce roman m'a paru assez difficile à cerner : il se situe tantôt entre le roman autobiographique comme il se revendique, tantôt dans de la pure Chick-Lit. En refermant le livre, je pense néanmoins que cette ambiguïté est certainement voulue par l'auteur elle-même afin de rendre son écriture accessible à tous...

Cela étant, les premières pages ne m'ont pas vraiment emballée puisque à l'instar de sa quête d'équilibre, Liz Gilbert est profondément centrée sur elle-même et ne cherche pas à attirer le lecteur vers elle.
Cette sensation s'améliore au fil des chapitres dans lesquels on suit l'évolution de la jeune femme à travers les pays, mais surtout à travers ses émotions, grâce, en particulier, à ses rencontres.
J'ai depuis longtemps une passion pour l'Italie, et la Dolce Vita est très bien retranscrite dans les mots de Mlle Gilbert. Elle nous permet de la suivre dans son périple, ce qui est fort agréable. La période de l'ashram* m'a moins embarquée. Cela ne réside en rien dans la qualité de l'écriture qui reste fidèle à la première partie, mais plutôt dans mon insensibilité pour tout ce côté méditatif et divin. Je me suis par contre laissée porter par l'épisode "Bali" où la douceur de vivre rassemble l'Italie et l'Inde dans des proportions totalement équilibrées et fascinantes.
Au final, bien que n'ayant parcouru ce périple qu'à travers ses mots, je peux dire que Liz Gilbert a passablement bien réussi son pari puisque j'en ressors avec un regain de sérénité, de douceur d'âme, voire même de force qui sont autant d'éléments toujours bons à prendre pour se ressourcer. Nul doute qu'une telle parenthèse dans sa vie doit permettre de bousculer le quotidien ! 

Ma note : 3,75/5
(Je précise qu'après les premières pages, ma note se limitait à 2/5, et qu'elle a augmenté au fur à et à mesure de ma lecture, donc si vous vous laissez tenter, n'hésitez pas à persévérer, c'est une lecture bien agréable).


* Entrée dans le dictionnaire

samedi 20 août 2011

Lexi Smart a la mémoire qui flanche, Sophie Kinsella

Mon résumé : Fidèle a son habitude, Sophie Kinsella nous entraîne dans l'univers d'une trentenaire Londonienne poiur laquelle les événements plutôt banals vont se transformer en une vraie épopée aventureuse.
L'héroïne, que l'on suit au début du roman dans sa vie de jeune célibataire, pas très riche, pas très belle, très moyenne, se trouve projetée dans un monde de luxe, de beauté et de succès. Le tout est de savoir comment cette transition a pu avoir lieu ?

Parce que Lexi elle-même ne saura l'expliquer ayant été victime d'une amnésie partielle affectant 3 années de sa vie.
Elle va donc essayer de retrouver le fil de sa vie, en démêlant le vrai du faux, en faisant confiance aux bonnes personnes...

Mon avis : Comment définir le style de Kinsella ? Evidemment, ce livre rentre parfaitement, comme tous ses autres romans dans le domaine de la "Chick-Lit".
Alors quand on a la trentaine, une vie plutôt "normale" selon ces critères de richesse, de succès et de beauté, ça nous parle ! Et l'auteur le fait d'une manière remarquable ! 

Il y a tout d'abord la phase d'identification au personnage qui est primordiale puis la transition très subtile au domaine du rêve...
Le style est tout à la fois enlevé, drôle, sensible. L'histoire tient debout et on a envie d'y croire comme si Lexi était devenue une amie durant les quelques heures de lecture.
Il y a certainement quelques incohérences ou exagérations mais ce genre de littérature a l'avantage de ne pas se réclamer de la perfection mais juste du coeur.

Mon bémol : Après avoir lu un certain nombre de romans de Kinsella, j'aimerais que celle-ci se renouvelle un peu dans le choix de sa toile de fond et qu'elle évite d'implanter toutes ses histoires dans la Haute Société Londonienne ! 

Ma note : 3,75/5

vendredi 28 janvier 2011

Arlington Park, Rachel Cusk


4e de couverture : Les femmes d’Arlington Park – une banlieue résidentielle en Angleterre – ont tout pour être heureuses. En apparence.
Car il n’en est rien. Derrière ces vies tirées au cordeau, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage.
Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly Keir-Leigh : chacune a le sentiment d’être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.
Fille spirituelle de Virginia Woolf et de Nathalie Sarraute, Rachel Cusk raconte vingt-quatre heures de la vie de ces femmes. On entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans une cabine d’essayage. On pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées.
Arlington Park dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C’est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde « barbare jusqu’à la moelle ».


Mon avis : Ce roman qui pourrait s'apparenter à de la chick-lit est une lente et longue complainte de la femme au foyer anglaise.
Chacune se morfond à sa façon sur l'état de sa vie, son ennui, sa beauté fuyante, le manque d'intérêt de ses journées monotones.
... Et alors ? non je ne vais pas faire dans la démagogie mais comment les plaindre ces femmes qui ont des enfants en pleine santé, de jolies maisons dans des banlieues calmes de Londres, aucune obligation professionnelle... Etait-il vraiment nécessaire d'en faire un livre, ou plutôt ce livre ?
Je n'y ai trouvé aucun 2d degré, pas d'humour, très peu d'ironie, bref : très peu d'intérêt ! 
Le style lui-même manque d'aboutissement, c'est brouillon, pleurnichard et pas recherché.
Si vous aimez la chick-lit, passez votre chemin. 
Si vous cherchez un bon roman britannique, ce ne sont pas les auteurs qui manquent...

Ma note : 2/5