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dimanche 10 juin 2012

L'hôtel New-Hampshire, John Irving


Ed. Points - 572p.
ISBN 
4è de couverture : Tour à tour nostalgique et passionnée, la voix de John Berry nous relate l'histoire de ses parents, de ses quatre frères et sœurs, d'un ours et d'un chien, dans trois hôtels et sur deux continents différents.
"La première des illusions de mon père était que les ours peuvent survivre à la vie que mènent les humains, et la seconde, que les humains peuvent survivre à la vie que l'on mène dans les hôtels. " Ce qu'il advint des rêves de Win Berry et comment ils influencèrent sur la destinée de ses enfants, tel est le sujet de ce roman grave et hilarant dû, selon Kurt Vonnegut, à l' "humoriste américain le plus important de ces dix dernières années."

Mon avis : Je découvre avec ce titre cet auteur qui m'a été très chaudement recommandé... et ce fut une petite déception. L'auteur est dans un registre quasi fantastique avec notamment l'ours qui parle, qui n'est pas mon registre favori. J'y attendais probablement autre chose, une autre vision de l'Amérique et non cet enchaînement de situations plus ou moins cocasses et loufoques. Je n'ai, de fait, ressenti aucune sympathie ni attachement pour les personnages.
Une lecture qui ne m'a pas été particulièrement agréable, qui a quelque peu duré.
Je ne renie bien sûr pas le style de John Irving (comment le pourrais-je ?) mais probablement pas pour moi... Il en faut pour tous ! 

Ma note : 2/5

dimanche 22 avril 2012

Alabama Song, Gilles Leroy (Goncourt 2007)

Ed. Mercure de France - 189p.
ISBN 271522645
Mon résumé : Ce roman-biographie de Gilles Leroy nous retrace la vie (les vies, devrais-je dire) de Zelda Sayre et de Francis Scott Fitzgerald.
Zelda est fille et petite-fille de notables de l'Alabama, et malgré son contexte d'éducation et l'époque encore très conservatrice, cherche à se rebeller et se laisse séduire par les jeunes soldats américains à la veille de la Seconde Guerre Mondiale et par une certaine idée de débauche.
Elle rencontre alors F.S. Fitzgerald, qui au-delà de vouloir la séduire, n'a qu'une idée en tête : devenir écrivain. Et c'est à ce prix qu'il l'épousera... S'en suit leur vie commune, et notamment du point de vue de Zelda.

Mon avis : J'ai acquis et donc ouvert ce livre par pur hasard. Une fois n'est pas coutume, ce qui me l'a rendu attractif n'étant autre que l'étiquette de Goncourt 2007.
Je l'ai donc ouvert sans grand a priori. Il est clair que la notion de Prix Goncourt est loin d'être gage de coup de coeur donc je ne m'attendais pas nécessairement à être embarquée. Et le fait est que... je ne l'ai pas été... ! 
Mais pas de raccourci hâtif : ce livre n'est pas mauvais, loin s'en faut. Le livre semble être bien documenté et mêle habilement la biographie au roman. J'ai suivi avec intérêt la vie et les déboires de Zelda Fitzgerald, le personnage de F.S. Fitzgerald m'a été rendu assez antipathique (l'était-il rééllement ou est-ce le fruit de l'écriture de Gilles Leroy ?). La chronologie semble être également bien respectée.
Cependant, ce livre ne m'a pas donné envie de connaître plus amplement l'oeuvre de Fitzgerald, j'ai trouvé qu'il manquait de profondeur dans l'analyse des caractères des personnages et donc n'en a résulté que peu d'attachement pour eux... 


En bref, pas une mauvaise lecture, se lit assez rapidement (et heureusement), mais sans grand intérêt... Si vous passez votre chemin, vous ne louperez pas grand chose ! 


Ma note : 2/5

dimanche 18 mars 2012

Haute fidélité, Nick Hornby


Ed. 10/18 - 256p.
ISBN : 2264027134
Mon résumé : Rob, la trentaine, disquaire à Londres, est le type même de l'adolescent qui n'est pas parvenu à intégrer l'âge adulte. Cela est manifeste tant dans sa vie professionnelle (il végète dans son magasin de disques où les clients se font rares), que dans ses relations de couple qu'il ne veut pas voir évoluer. On suit alors son quotidien, ses rapports avec ses collègues, sa relation avec Laura, sa petite amie, qui, elle est bien passée dans l'âge adulte et avec ses parents. 

Mon avis : L'écriture est assez surprenante à prime abord, et même assez drôle. On a l'impression de rentrer dans la tête du personnage et de suivre ses états d'âme depuis son adolescence jusqu'à son quotidien de disquaire. Assez rapidement, j'ai crû avoir affaire avec une sorte de chick-lit masculin (dit-on cock-lit ?), ce qui ne me gênait pas puisque j'aime assez une bonne chick-lit de temps en temps... sauf que... très vite je me suis ennuyée. Rob est sans cesse dans la plainte, voire dans la complainte. En effet, il est resté ado et ne sait absolument pas se prendre en charge, ce qui devient très vite lassant, et inintéressant. Il ne cherche pas à faire évoluer sa vie alors qu'il en rêve en entretient des relations immatures avec tous ses contacts. Au final, je n'ai pas trouvé un grand intérêt à ce roman qui pourtant offrait des débuts prometteurs.

Ma note : 2,25/5 

mardi 24 janvier 2012

Le soleil des enfants perdus, Guy Marchand


Ed. Ginkgo - 140p.
ISBN : 2846790922
Mon résumé : Romain, jeune officier engagé dans la guerre d'Algérie, va nous faire voyager de l'Algérie à la France, de Marseille à Paris, mais surtout à travers la littérature, les mots, ses rêves inaboutis et un flegme détestable...

Mon avis : Je ne m'attarde pas sur le résumé, simplement parce qu'il n'y a pas d'histoire !! J'ai eu la sensation tout au long de ce roman que Guy Marchand avait l'envie de nous faire une démonstration de jolis mots. Alors, oui, ça sonne poétique mais sans queue ni tête. Ce n'est ni drôle, ni émouvant, ni romantique, ni douloureux... juste des mots posés les uns à côté des autres. Le narrateur n'a aucun charisme. Il se lie à un moment à une jeune étudiante (lui est alors soixantenaire) parce que c'est facile. Elle l'admire parce qu'il joue le rôle d'un pseudo écrivain et lui se dit que c'est peut-être là matière à un roman... Rien n'en ressort, ni de ça, ni d'autre chose.
C'est le premier roman que je lis de Guy Marchand (probablement le seul d'ailleurs) : peut-être cet auteur a-t-il une jolie plume mais encore faut-il trouver du sens et ne pas écrire pour écrire.
Je reste assez persuadée que ce livre a été édité parce que l'auteur est Guy Marchand... C'est triste !
Le seul bémol positif à ma critique : le passage où Romain rêve d'un voyage aérien avec ces auteurs notoires : Romain Gary, Hemingway, Sartre, etc... C'est drôle, enlevé, féérique même... Mais ça ne dure que quelques pages... Peut-être aurait-il dû creuser de ce côté ?

Quant au choix du titre, j'avoue ne pas l'avoir compris. Rien dans ce livre ne m'a permis de justifier ce titre...

Ma note : 1,75/5 

Merci à Les agents Littéraires et aux Editions Ginkgo pour ce partenariat.




samedi 1 octobre 2011

Margherita Dolcevita, Stefano Benni


Mon résumé : Margherita est une jeune fille italienne de 15 ans, un peu à l'écart de ses comparses du même âge, qui nous livre sous forme de journal quelques tranches de sa vie. A prime abord, tout paraît plutôt banal. Margherita est certes un peu esseulée, préfère les livres au shopping et a un regard un peu acerbe sur ses proches et sur son quotidien. 
Sa vie va se trouver bouleversée à l'arrivée de ses nouveaux voisins, une riche famille qui fait construire une maison cube où de choses étranges vont progressivement se dérouler, embarquant sa famille dans une épopée aventureuse assez surprenante...

Mon avis : Il est difficile de faire la part du réel et de la fiction dans ce roman. Margherita relate-t-elle sa vie ou se laisse-t-elle déborder par son imagination débordante pour s'inventer une vie plus pimentée ?
Le livre se lit plutôt facilement malgré un choix de vocabulaire parfois surprenant mais j'ai eu beaucoup de mal à suivre le cheminement de la jeune fille. J'ai trouvé très peu d'intérêt au roman, les évènements sont un peu survolé ainsi que les sentiments des personnages et le tout manque profondément de cohérence et d'une ligne directrice fiable.

Ma note : 1,75/5

lundi 15 août 2011

Frères et soeurs : une maladie d'amour, Marcel Rufo

Marcel Rufo, en tant que pédopsychiatre renommé, nous livre dans cet essai son analyse des difficultés intrinsèques aux relations entre frères et soeurs. Il ponctue ses théories d'exemples concrets qui ont jalonné son parcours professionnel. 

J'ai ouvert ce livre avec un intérêt tout particulier en raison de mes questionnements suscités par mon intérêt personnel (future maman d'une fratrie de deux enfants rapprochés). Malheureusement, mes interrogations n'ont pas été résolues.

Le livre est réparti en différents chapitres relatifs à des situations spécifiques (l'arrivée au foyer du 2è enfant, la particularité des jumeaux, les enfants adoptés...). Malgré ce découpage organisé, j'ai trouvé que le propos de M. Rufo était assez confus et que sa pensée était, elle, assez désorganisée.
Il revient d'ailleurs plusieurs fois sur les mêmes idées.
Cela dit, comment dégager une théorie fiable alors que le sujet est si complexe ? On a affaire à une multitude de situations qui ont trait aux caractères de chaque élément composante de la famille : les parents, leurs relations, chaque enfant avec son caractère propre et sa sensibilité, l'histoire des parents, l'âge des frères et soeurs etc....

Marcel Rufo permet donc de débroussailler un peu ce terrain et nous invite à nous poser les bonnes questions qui pourront favoriser une vie de famille harmonieuse.


Ma note : 2,25/5

vendredi 11 février 2011

Habillés pour l'hiver, David Sedaris


4e de couverture : Au fil de réflexions désopilantes sur lui-même et sur les autres, David Sedaris nous entraîne ici dans son monde déjanté. Chaque chapitre est truffé d'anecdotes hilarantes et d'histoires de famille burlesques : des vignettes irrésistibles où David Sedaris passe sans cérémonie des souvenirs du petit garçon bourré de tics et d'une folle imagination aux touchantes évocations d'une adolescence complexée et d'expériences professionnelles loufoques. Une magistrale leçon d'humanité.

Mon avis : Ce livre est présenté comme l'autobiographie de David Sedaris, chaque chapitre étant consacré à une anecdote de sa vie le concernant lui directement ou sa famille.
Cependant, je n'y ai trouvé aucun fil conducteur. A la fin de la lecture, on ne sait pas mieux qui est David Sedaris. Aucune anecdote n'est suffisamment probante pour comprendre qui il est vraiment, et ces anecdotes peuvent même paraître insignifiantes dans le déroulé d'une vie, bien qu'elles aient dû le marquer profondément...
Le style n'est pas mauvais, l'auteur a de l'humour et même une certaine ironie, les mots sont bien choisis rendant la lecture simple et fluide mais je n'ai malheureusement trouvé aucun intérêt au fond... Peut-être aurait-il fallu que je découvre l'auteur par un de ses romans...

Ma note : 2/5

vendredi 28 janvier 2011

Arlington Park, Rachel Cusk


4e de couverture : Les femmes d’Arlington Park – une banlieue résidentielle en Angleterre – ont tout pour être heureuses. En apparence.
Car il n’en est rien. Derrière ces vies tirées au cordeau, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage.
Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly Keir-Leigh : chacune a le sentiment d’être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.
Fille spirituelle de Virginia Woolf et de Nathalie Sarraute, Rachel Cusk raconte vingt-quatre heures de la vie de ces femmes. On entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans une cabine d’essayage. On pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées.
Arlington Park dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C’est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde « barbare jusqu’à la moelle ».


Mon avis : Ce roman qui pourrait s'apparenter à de la chick-lit est une lente et longue complainte de la femme au foyer anglaise.
Chacune se morfond à sa façon sur l'état de sa vie, son ennui, sa beauté fuyante, le manque d'intérêt de ses journées monotones.
... Et alors ? non je ne vais pas faire dans la démagogie mais comment les plaindre ces femmes qui ont des enfants en pleine santé, de jolies maisons dans des banlieues calmes de Londres, aucune obligation professionnelle... Etait-il vraiment nécessaire d'en faire un livre, ou plutôt ce livre ?
Je n'y ai trouvé aucun 2d degré, pas d'humour, très peu d'ironie, bref : très peu d'intérêt ! 
Le style lui-même manque d'aboutissement, c'est brouillon, pleurnichard et pas recherché.
Si vous aimez la chick-lit, passez votre chemin. 
Si vous cherchez un bon roman britannique, ce ne sont pas les auteurs qui manquent...

Ma note : 2/5