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mardi 10 avril 2012

Bonne chance au Canada, Alain Bourrut-Lacouture

Ed. Publibook - 218p.
ISBN 274837403
Mon résumé : Alain Bourrut-Lacouture nous livre le journal de son exil au Canada, qui a eu lieu dans les années 50. L'auteur était alors un jeune homme qui avait soif de voyages, de découvertes et que rien ne retenait sur sa terre natale, en France.
Afin de pouvoir poursuivre son périple, il devait subvenir à ses besoins et donc gagner un tant soit peu sa vie : il va donc de job en job, d'expérience en expérience et de rencontre en rencontre...

Mon avis : Le jeune âge de l'auteur explique très certainement le style très enlevé, enthousiaste, voire fougueux qui transparaît à travers ses pages de journal. En fait de journal, il s'agit d'ailleurs en grande partie de lettres que l'auteur a écrit à ses proches afin de les informer de ses « aventures ».
Cette fougue est donc contrebalancée par un témoignage fort respectueux envers ses parents.
Les anecdotes sont courtes et bien relatées. On le suit de ville en ville au gré de ses rencontres et de ses choix d'expérience. Le tout en fait un roman qui se lit vite, agréable.

Cependant, le livre ne m'a pas fait voyager comme j'aurais pu l'espérer. Certes, on apprend beaucoup sur ce qu'était le Québec à cette époque, contexte particulier du sortir de la Guerre.
Mais, aucune des descriptions de Bourrut-Lacouture ne m'a fait rêver, ni transportée.
J'y ai ressenti plutôt comme une sorte d'intrusion dans son intimité sans grand intérêt.

Ce livre trouvera peut-être un écho plus retentissant auprès de personnes qui se reconnaîtront dans cette situation (qui ont eu, ont ou auront en commun cette expatriation Outre-Atlantique).

Ma note : 2,75/5

Merci à Les agents Littéraires et aux Editions Publibook pour ce partenariat.


mercredi 7 mars 2012

Le chat qui venait du ciel, Takashi Hiraide


Ed. Picquier Poche - 130p.
ISBN 2877308715
Mon résumé : Alors qu'un jeune couple emménage dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, ils vont faire la connaissance d'un chat, un peu sauvage, qu'ils vont peu à peu apprivoiser.
A force de jeux, de nourriture, de caresses, ils vont s'attacher à ce chat comme si c'était le leur au point d'être terriblement affectés par sa disparition...

Mon avis : Comme en témoigne le résumé, l'histoire n'a rien d'exceptionnel. Nous sommes en présence d'un chat, qui aime jouer de temps en temps, qui aime manger à d'autres et qui aime dormir, la plupart du temps... Quoi de plus ordinaire ? 
C'est l'écriture qui va faire toute la différence dans ce roman. L'auteur nous relate cette histoire avec énormément de poésie qui lui permet de faire transparaître toute la tendresse de la situation, et tout l'amour que ce couple éprouve pour ce chat qui n'est pas le leur. 
Et malgré toute cette belle poésie, je me suis ennuyée... J'aime les chats, j'aime (d'ordinaire) la littérature japonaise, les éditions Picquier m'ont rarement déçue et pourtant... je n'ai pas été transportée du tout ! Il m'a semblé que toute cette histoire était très plate, sans saveur. Je ne sais pas s'il y a une part d'autobiographie dans ce roman, mais il m'a semblé que l'auteur a cherché à écrire ces lignes principalement pour se faire plaisir et surtout pour coucher sur le papier des sensations qu'il avait vécues... En tout cas, je pense que tout cela n'a d'intérêt que pour celui qui en est partie prenante... ce qui n'est pas mon cas !


En fait, je crois que je suis fasse à une grosse déception, alors que j'attendais beaucoup plus de ce roman... Dommage !  

Ma note : 2.75/5 

8/52

jeudi 12 janvier 2012

Démocratie Numérique, Christian Olivaux

Manuscrit non publié
MANUSCRIT NON PUBLIÉ

Mon résumé : Démocratie Numérique nous plonge dans l'univers très sombre et angoissant du terrorisme. Après une attaque de certains lieux publics à Paris, c'est un TGV qui est détourné à Lyon et provoque des centaines de morts. Alors que les forces publiques privilégient la thèse d'Al Qaida au Maghreb Islamique, une affaire parallèle vient troubler les pistes. Alexandra Decaze, journaliste-reporter pour un quotidien Lyonnais, reçoit un appel plutôt étrange dans lequel un homme, Fallière, lui demande de le rencontrer à un café afin de lui soumettre un complot qui est en train de se jouer... Christian OLIVAUX va s'attacher à dérouler le fil de ce complot et le lien que celui-ci peut avoir avec les attentats.

Mon avis : Christian OLIVAUX nous fait voyager non seulement dans l'univers très confidentiel de la DCRI (ex- Renseignements Généraux), dans les dédales de la lutte anti-terrorisme, mais aussi dans la France entière. Il nous décrit avec beaucoup de tendresse de nombreux endroits qui semblent être chers à son cœur, cet aspect n'étant bien entendu (et heureusement) pas prioritaire dans l'ouvrage.



L'auteur dirige son lecteur avec brio. A chaque instant, il sait où nous emmener et ce que l'on doit savoir pour la suite de son histoire. Il sait surtout mener grandement le suspense. Les pages défilent sans que l'on s'y perde dans ce monde si complexe et troublé de la police scientifique. On tremble avec les personnages, on espère avec eux, avec la même rage. 

On retrouve tous les ingrédients qui sont la base essentielle d'un bon polar : la course poursuite, quelques fusillades, des enquêtes, un peu d'amour, de l'amitié etc...
Alors certes, ce livre n'a probablement rien de révolutionnaire, mais le thème est selon moi original, résolument moderne. La trame est très bien menée et on ne s'ennuie pas une seconde.

Le titre de l'ouvrage résume assez bien son contenu : on y parle grandement de numérique puisque l'un des personnages principaux, Philippe DARLAN, membre de la DCRI est spécialiste de la traque sur le web. Quant à la démocratie, elle est au cœur de l'intrigue.
Cependant, celui-ci ne me semble pas porter très bien le livre en lui-même. Un certain manque de poésie...

le style : C'est là où le bât blesse ! Christian OLIVAUX utilise un langage, certes très efficace au vu de l'histoire qu'il nous sert, mais qui manque cruellement de recherche. On ne ressent aucune poésie (mis à part peut-être lors de la description des endroits par lesquels ils passent...), le style est plat, limite scolaire. On aurait aimé davantage de voyage dans les mots, à l'instar de celui qu'il nous propose à travers la France.


Ma note : 3,5/5 (à cause de ce style désastreux)

Merci à Les nouveaux auteurs pour cette découverte.


vendredi 23 décembre 2011

Des vents contraires, Olivier Adam


Points - 282p.
ISBN : 2757816454
Mon résumé : Paul essaie jour après jour de s'inventer une vie malgré l'absence de Sarah, sa femme, qui a disparu en laissant derrière une vie tranquille et heureuse, et deux jeunes enfants.
Il décide alors, pour tenter de se ressourcer, de partir pour St Malo, la ville de son enfance et de recréer un nouveau quotidien pour lui et ses enfants.

Mon avis : Ce livre respire le pessimisme, autant celui de Paul, le mari abandonné que celui de l'auteur.
Les enfants viennent insuffler une bouffée d'oxygène à ce roman malgré leurs peurs, leurs questions sans réponses, leur chagrin. Oxygène également délivré par la description des paysages de cette côte bretonne que j'aime tant. 
Je n'ai pas particulièrement apprécié le style de l'auteur qui manque, selon moi, de poésie. Style qui rend l'histoire fade, insipide et qui la dessert complètement.
Le dénouement s'avère vite prévisible, d'autant lorsqu'on connaît déjà l'univers d'Olivier Adam.
Une déception pour moi.

Ma note : 2,75/5

samedi 10 décembre 2011

Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950, Bill Bryson


Payot - 345p.
ISBN : 2228905615
Mon résumé : Bill Bryson nous livre un recueil de souvenirs d'enfance, ses propres souvenirs, sa vie de famille, sa vie scolaire, ses jeux d'enfants etc. mais aussi la vie des Américains des années 1950, les changements de la société, les conflits de génération.

Mon avis : Ce livre est découpé en sortes de chroniques en fonction des souvenirs qui reviennent à Bill Bryson. Malheureusement, j'ai trouvé ce découpage quelque peu anarchique et il m'a été difficile de suivre le cheminement de l'auteur.
J'ai retrouvé l'humour si caractéristique à Bill Bryson et notamment lorsqu'il fait montre d'autodérision. Cet humour n'en fait pas moins un livre très documenté et parfois même très critique sur la société américaine. J'ai un peu retrouvé de Michaël Moore dans ce livre mais le ton est beaucoup moins cinglant que chez ce dernier, Bill Bryson est plus proche de son lecteur et du mode de vie de tout un chacun.
Bien que tout traite des Etats-Unis, il est très facile, en tant que français de s'associer à ces chroniques, et même en n'ayant pas connu cette époque. Les sentiments de l'enfance perdurent bien au-delà des générations...

J'ai bien apprécié cette lecture, relativement facile et distrayante. J'ai ri à certains moments, je m'y suis retrouvée à d'autres. Cela dit, j'ai été bien moins embarquée que dans d'autres de ses ouvrages, comme Nos voisins du dessous.

Ma note : 3,5/5

mardi 30 août 2011

Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena

ISBN : 978-2253157052
Mon résumé : Ce roman de Katharina Hagena a pour thème principal celui du souvenir et de l'oubli. Iris, jeune femme allemande d'une trentaine d'années, hérite de la maison de sa grand-mère maternelle, Bertha. La cérémonie des obsèques va faire l'objet d'un certain nombre de souvenirs de famille. Ces souvenirs seront suivis par d'autres lors du séjour d'Iris dans la maison de ses grands-parents.
Iris connaît cette maison pour y avoir passé de nombreux étés avec sa maman, ses 2 tantes et sa cousine. On va suivre la jeune femme dans le dédale de sa mémoire entre le décès accidentel de sa cousine à l'âge de 14 ans, la lente déchéance de sa grand-mère dans la maladie d'Alzheimer (bien que la maladie ne soit pas nommée tout au long du roman), les tensions des relations entre sa mère et ses tantes, etc....
Ses souvenirs seront ponctués par ses retrouvailles avec le frère de son ancienne amie, Mira, avec qui elle va passer de nombreux moments eux aussi empreints de souvenirs, mais aussi d'une complicité naissante...

Mon avis : Le thème de l'oubli est particulièrement bien amené dans ce roman. A aucun moment, on n'assiste à un ton pleurnichard dans lequel l'auteur aurait pu aisément tomber.
On suit à travers les souvenirs de la jeune femme la déchéance de sa grand-mère avec une sorte de tendre compassion.
La narratrice nous livre également de belles anecdotes de son enfance, de moments partagés, de relations toutes particulières avec sa famille, ses amies.
Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le style de l'auteur (si tant est qu'UN style puisse s'en dégager!).
En effet, j'ai eu l'impression que l'auteur chercher à marquer d'un caractère particulier son histoire, et malheureusement les mots ne coulent pas aussi aisément qu'ils le devraient.
Cependant, ce livre m'a permis de passer un moment agréable.

Ma note : 3.25/5

dimanche 7 août 2011

La fille de Papier, Guillaume Musso


Présentation de l'éditeur : Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible ? Et pourtant…
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

Mon avis : A chaque lecture de Musso, j'ai cette sensation de me retrouver face à une licorne, une bête mi-réelle, mi-magique, pour laquelle on se demande toujours si elle fait partie de la réalité ou de l'imaginaire et dans quelle mesure...
C'est encore une fois le cas pour ce livre où l'héroïne sort tout droit du roman dont elle est l'un des personnages. Elle va venir se confronter à son créateur qui est en proie à une crise existentielle et qui se refuse à écrire le 3e tome de sa trilogie à succès.
 A partir de là vont s'enchaîner une succession d'évènements et de situations tantôt loufoques, tantôt pathétiques, parfois drôles mais qui ont toutes pour but d''amener l'auteur à la fin qu'il a prévu.
 En fait, je suis très partagée après avoir refermé le livre entre le sentiment d'avoir passé un bon moment de lecture et une grande indifférence. Ce n'est pas un mauvais livre, l'histoire est cohérente, les personnages assez attachants, le tout se lit bien mais sans grand style et au final sans grand intérêt.


Ma note
 : 2,5/5

dimanche 30 janvier 2011

Propriétés privées, Pascale Fonteneau


4e de couverture : Un banal cambriolage amène les citoyens du lotissement des Fleurs à s'organiser en patrouilles de vigilance pour venir "en aide à la police". Chaque soir, à bord de leur véhicule, Henri et Robert surveillent des rues où il ne se passe rien. Ils en profitent pour commenter leurs vies et celles de leurs voisins : Denis Lassalle, ex-militaire, Régis Weiss, seul opposant aux milices, les frères Sauter, les Durant et quelques autres, trop tôt disparus. Henri, déprimé par le départ de sa femme, reprend goût à l'existence au contact d'un Robert aux théories imparables du genre : "Si ce gars était là sans raison, c'est qu'il était là pour de mauvaises raisons." Jusqu'au soir où un cadavre perturbe la tournée des vigiles amateurs. Pour ne pas troubler la tranquillité du quartier, les deux hommes se débarrassent du gêneur. Le lendemain, un patrouilleur est porté disparu. Puis, c'est au tour de Robert de se volatiliser. Henri va devoir chercher une explication et, comme le lui conseillait sa femme, se décider "à mettre un pied devant l'autre". Parce qu'ils ont oublié que pour vivre en paix dans le lotissement des Fleurs il y a des règles à respecter, certains de ses habitants y demeureront pour l'éternité. Avec une écriture maîtrisée et un humour caustique, Pascale Fonteneau observe les individus dans leur médiocrité, les petits compromis du quotidien et leurs grandes conséquences.


Mon avis : Ce livre est découpé en paragraphes assez courts, ce qui en rend la lecture assez facile. On y suit l'un des patrouilleurs de cette milice qui se laisse entraîner dans une sordide histoire qui va bouleverser sa petite vie de provincial "middle-class".
Ce livre n'est pas désagréable, la chronologie est bien amenée, la structure est bonne, l'ensemble est cohérent.
Cependant, concernant les émotions, c'est le calme plat. Certes, on ressent un peu de pitié pour Henri mais pas vraiment de sympathie, ni d'ailleurs d'antipathie alors comment vivre le suspense quand on ne ressent rien pour les personnages et qu'on ne peut pas (ou ne veut pas) s'y identifier ?
Il se passe des évènements un peu glauques, les protagonistes semblent être liés à ces évènements, mais finalement qu'importe ? Quelle différence avec le journal télévisé ? Je dirais même que ce dernier fait mieux en terme de suspense...
Alors oui, ça se laisse lire mais avec une grande indifférence !

Ma note : 2,5/5

samedi 15 janvier 2011

Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde


4e de couverture : - Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait, prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. - Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. - Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui souriait sur la toile. Il y avait quelque chose dans son expression qui le remplit de dégoût et de répugnance. Grands dieux ! C'était le visage de Dorian Gray qu'il regardait ! L'horreur, quelle qu'elle fût, n'avait pas encore entièrement ravagé sa stupéfiante beauté. Il restait encore des reflets d'or dans la chevelure qui s'éclaircissait et un peu de rouge sur la bouche sensuelle. Les yeux bouffis avaient gardé quelque chose de la beauté de leur bleu. Le contour des narines et le modelé du cou n'avaient pas encore perdu complètement la noblesse de leurs courbes. C'était bien Dorian. Mais qui avait peint ce tableau ? Il lui semblait reconnaître son coup de pinceau. Quant au cadre, il était de lui. C'était une idée monstrueuse et pourtant il eut peur. Il prit la chandelle allumée et la tint devant le portrait, Son nom figurait dans le coin gauche, tracé en longues lettres d'un vermillon brillant.

Mon avis : Difficile de rédiger une critique sur une oeuvre qui est considérée comme l'un des plus grands classiques de la littérature britannique... et qui m'a déçue ! 


Ce roman m'a dérangée, pas tant par le fond lui-même, mais plus par la façon dont l'histoire est amenée.
Je trouve que l'histoire aurait gagnée à être traitée avec davantage de simplicité. L'excès d'orgueil est-il le fait de Dorian Gray ou d'Oscar Wilde lui-même ?
On y retrouve également un excès de descriptions sur des thèmes en tout genre qui apparaissent plus comme de la prétention pure, et qui à mon sens n'apportent rien.


je suis consciente que me critique n'est pas très étayée, mes sentiments étant finalement assez confus vis à vis de ce livre.

Ma note : 2,5/5